Publié le 2011-02-17
Il aime les grands formats. On se laisse happer par ses toiles où ondulent des formes végétales flamboyantes qui tendent vers la lumière. Certaines semblent se battre pour y parvenir. « C'est une métaphore sur l'existence, de la naissance à la mort, explique l'artiste. L'homme est comme une plante. En chacun de nous, une étincelle de vie matérialise l'instinct qui nous pousse à rechercher le chemin du bonheur. » Curieux de tout, l'instigateur du « courbisme » puise son inspiration dans des domaines aussi divers que l'architecture, la botanique, l'astronomie, l'histoire ou la musique. « Dans la réalité, rien n'est droit. » Sa passion pour tout ce qui est fluide, liquide, aqueux, nourrit son style et enrichit sa palette.
« Cette exposition présente d'autres facettes de mon travail, plus abouties. La lumière est plus vive, les ombres plus fortes : je m'éclate ! », confie le peintre en regardant Pêche de nuit à Antibes, un Picasso revisité dont il est très fier. « Certaines esquisses à l'encre de Chine, quelques pastels et fusains n'avaient jamais été montrés ! » Aujourd'hui, les oeuvres d'Amaury Dubois ornent de nombreuses collections privées en Europe et dans le monde. Il a également créé l'habillage d'un modèle unique pour une prestigieuse marque de voitures. Dans le même esprit, trois sculptures épurées de Caroline Chopin parent la galerie. L'artiste lilloise autodidacte y sera accueillie en septembre prochain pour une très belle exposition personnelle. C. D.-C. (CLP)
Amaury Dubois, jusqu'au 10 mars à la galerie Annie Wable, 4, rue Thiers. Ouvert le mardi de 14 h 30 à 19 h, et du mercredi au samedi de 11 h à 19 h.
La Voix du Nord