Published on 2013-04-17
"L’artiste peintre a décroché la commande d’une série d’œuvres thématiques dans les bâtiments annexes du Grand Stade, dans le parking B1, en collaboration avec Bouygues construction et LMCU.
Rencontre avec un artiste inventif et zoom sur le parcours qui l’a conduit à valoriser le nouvel édifice métropolitain.
Par ISABELLE CONYNCK PHOTO LA VOIX"
"Né à Lille il y a 32 ans avec un pinceau dans les mains, l'artiste peintre Amaury Dubois peint « l’invisible qui pourtant nous entoure ». Ses œuvres sont colorées, mouvementées, abstraites, représentent « ce qui existe et qu’on ne voit pas, invite au partage des émotions et à l’écoute des sens ». C’est une technique qui se situe entre le cubisme et le surréalisme. Amaury l’appelle le « courbisme », un mélange de rigueur dans la structure, de courbes fluides entre couleurs et volumes.
Un indéniable sens créatif, certes, mais comment a-t-il été choisi pour réaliser une telle commande ? Norpac, filiale de Bouygues, cherchait des artistes pour réaliser un habillage graphique et esthétique du parking végétal B1. Amaury Dubois a été retenu pour réaliser quarante illustrations déclinées comme suit : cinq fresques différentes représentant les thèmes de la mobilité sportive, culturelle, Eurométropole, innovante et nature) selon les quatre couleurs dominantes des niveaux de parking."
'Cependant la palette virtuelle convenait peu à l’artiste habitué à travailler à l’huile. Il s’est donc fabriqué un nuancier pour chaque couleur à partir de sa palette habituelle. « J’ai créé un pont entre le virtuel et le réel, je voulais retrouver mes couleurs », explique Amaury
Une feuille de route a-t-elle été imposée ? Très peu : le respect d’une couleur par fresque, la valorisation de l’Eurométropole à l’intérieur et à l’extérieur du bâtiment. « J’ai été aiguillé par les services communication et par des architectes comme Sophie Fecherolle de LMCU mais j’ai eu une large marge de manœuvre ». L’artiste prend le projet à bras-le-corps et souhaite y rajouter une dimension humaine. « J’ai donné un sens aux fresques, un bouillonnement d’énergie, d’émotions donnant vie aux actions humaines ». Amaury aime partager ce qu’il ressent. « Je vois le monde comme un être vivant et je l’explore. Un tableau, c’est un chemin à deviner sur lequel chacun peut cheminer ». Passionné d’histoire, il aime en rappeler les valeurs. « C’est fabuleux d’avoir apporté ma pierre à l’édifice, valorisé l’image de ma région. J’aimerais poursuivre, réaliser des sculptures publiques, égayer les choses."
" Mon fil rouge reste le courbisme (en référence et opposition au cubisme) qui symbolise pour moi la perception du temps, de la réalité » Chaque fresque est un glacis de couleurs nuancées finement posé. Elles suggèrent « une explosion d’énergie positive, représentent les déplacements des hommes, leurs espoirs. Elles représentent la même idée philosophique : mettre de côté nos différends et unir nos énergies pour avancer » "