Article de presse Voix du Nord Décembre 2012

Published on 2012-12-29

Article de presse Voix du Nord Décembre 2012    
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Tout sourit à Amaury Dubois, 32 ans, de Wambrechies, dont les oeuvres se vendent jusqu'au Brésil. De son esprit en constante ébullition jaillissent des compositions originales, dynamiques et colorées.

« Dans ma tête, ça crépite, ça explose, c'est comme une balle magique qui rebondit à 1 000 km/h dans une boîte de 30 cm ! Ça fait du bien quand ça s'arrête », confie Amaury Dubois, artiste peintre à l'imagination plus que fertile. Cette énergie, il la dépense depuis belle lurette. « Tout petit, je bouffais des rames de papier ; je refaisais toutes les illustrations des livres que j'empruntais à la bibliothèque. » À 17 ans, Amaury s'est mis à peindre, et la balle de son squash intérieur a cessé son vacarme. « J'ai été heureux en peignant, je canalisais toute mon énergie. » Cette énergie vitale, cette émotion qu'il visualise et reproduit sur la toile. La réalité se mue en scènes où se glissent les forces en action, les mouvements perpétuels. Et entre l'image mentale et le tableau, aucune déperdition de forme ou de couleur.
« Caractère trempé »

Amaury crée dans son atelier en foutoir, à l'écart de sa maison blanche et noire, impeccablement tenue. En musique (rock). «Quand je me mets sur mon tabouret, devant la toile, je sais où je vais, je suis guidé, happé par quelque chose. Je suis juste le faiseur. Quand je lève le pinceau et prends du recul, je me sens presque incapable de peindre ce que je viens de peindre. » L'impérieux plaisir de peindre, il le dit avec calme et détermination. « J'ai un caractère assez trempé. Je n'ai jamais supporté qu'on me dise comment gérer ma vie. » Amaury Dubois est né (à Croix) dans une famille dotée de talents artistiques, mais réservés au loisir. Ses parents, qui habitent toujours à Bondues, où il a grandi, observent avec inquiétude son penchant pour une carrière artistique. Le jeune homme a étudie donc le design à Saint-Luc, à Tournai. Expose pour la première fois à 20 ans, mais vit du web design, travaillant même trois ans au pôle « recherche et développement » de la Redoute.

En 2010, il quitte son job, prend des risques, même si ses parents l'ont toujours soutenu. « Je peignais en même temps, j'étais épuisé et je passais à côté de commandes, d'expos... » Au culot, Amaury aborde un galeriste réputé de Knokke-le-Zoute, qui le prévient : «Je ne prends que des gens connus ». Reproduction à l'appui, il accepte d'exposer trois toiles du Nordiste, vendues en quinze jours.

C'était il y a trois ans. Depuis, Amaury Dubois expose en permanence dans la galerie de Knokke. La presse belge a cité son travail en le plaçant sur le même plan que Warhol et Koons. Un triptyque « à la flamande, avec une très belle lumière centrale », lui a été commandé cette année par un collectionneur proche d'un ministre belge. D'autres collectionneurs, aux Pays-Bas, Luxembourg, Portugal, États-Unis, Brésil, mais aussi France, achètent ses toiles.

Son style, très contemporain, fait mouche. La fluidité de ses lignes, la transparence de ses fonds, se doublent d'un patient travail sur la couleur, enracinée dans la tradition flamande. Amaury ne peint en effet qu'à l'huile. « Les couleurs sont plus élégantes, éclatantes.

» Elles exigent la lenteur qu'il goûte aussi, lui qui saisit des instants de vie frémissants, comme il « couperait un morceau de pellicule ».  ?


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