Une deuxième église pour l’artiste peintre contemporain Amaury Dubois

Published on 2022-05-13

Une deuxième église pour l’artiste peintre contemporain Amaury Dubois Une deuxième église pour l’artiste peintre contemporain Amaury Dubois Une deuxième église pour l’artiste peintre contemporain Amaury Dubois    
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Après avoir réalisé en 2020, pour la première fois en France, une fresque de 600m² recouvrant l’intégralité de la voûte de l’église Sainte-Madeleine de Châtelaillon-Plage, Amaury Dubois renouvelle l’exploit dans l’église Saint-Pierre de Calais.  Avec cette deuxième réalisation monumentale, Amaury Dubois confirme son statut d’artiste de renom et, par la même occasion, sa place dans le cercle très fermé des artistes ayant réalisé de telles œuvres, aux côtés de Picasso ou Matisse. 


Rendre l’église vivante et accueillante

C’est suite à une enquête auprès des fidèles que l’idée a commencé à germer dans la tête du Père Pierre Poidevin. « Nous avons demandé à nos paroissiens comment serait l’église dont ils rêvaient. La réponse fut sans appel : une église plus accueillante. » En parallèle de cette enquête, le festival du street art de Calais. Le nom d’Amaury Dubois s’est alors tout naturellement imposé : ses couleurs chatoyantes et ses courbes généreuses dès l’entrée de l’église seraient le bon moyen d’y inviter les passants. 


Une voûte céleste, connexion entre le réel et le spirituel 

À Saint-Pierre de Calais, Amaury Dubois s’est concentré sur le narthex : l’espace intermédiaire entre le parvis et la nef, le lieu de transition et de passage entre l’extérieur et l’intérieur de l’église, entre le monde profane et le monde spirituel. 

Jouant avec les lumières, traversant les vitraux et les arrondis de l’architecture du hall, les courbes colorées et lumineuses de l’artiste emmènent le spectateur irrésistiblement vers le ciel, où apparaît un point de rencontre. La lumière blanche émanant de l’église rejoint la multitude de couleurs du monde extérieur, et laisse entrevoir un chemin. À cet endroit, on laisse de côté les émotions du quotidien, représentées par les couleurs, pour se diriger vers une lumière blanche, pure, comme une invitation à se recentrer sur soi. Le narthex apparaît alors comme une porte vers un autre état, plus apaisant, comme une parenthèse bienvenue dans la folie du quotidien.


« Lorsque l’on passe la porte d’une église, que l’on soit croyant ou non, on est toujours en recherche de quelque chose. Je voulais symboliser le changement d’état, la métamorphose qui opère lorsque l’on pénètre dans ce monument, tout en restant accessible à tous. Il était important pour moi de rester dans l’abstrait : ainsi, tout le monde peut ressentir les choses. Le but de mon œuvre est de permettre à l’esprit de chacun de réfléchir et de prendre du plaisir. »


Deux semaines de création intense

La création de cette fresque aura duré 15 jours. L’artiste, immergé au cœur de son œuvre, y a peint inlassablement, méticuleusement, à raison de 11 heures par jour, pour traduire par ses courbes et ses couleurs lumineuses sa vision de la voûte céleste. Après un travail préparatoire de croquis dans son atelier pour réaliser 10 pochoirs, Amaury Dubois a peint l’ensemble de la fresque à la main avant de finaliser son travail à la bombe aérosol, créant des jeux d’ombres et de profondeur saisissants. Pour finaliser son œuvre, une cinquantaine de bombes auront été nécessaires. 

Une expérience dont l’artiste ressort grandi : « Je me sens toujours aussi émerveillé lorsque je vois l’oeuvre prendre forme sous mes pinceaux, après l’avoir imaginée et peaufinée dans mon esprit, puis sur croquis. Peindre de telles fresques, et surtout dans des lieux aussi symboliques que des églises, reste une expérience incomparable que j’espère avoir la chance de revivre. » conclut Amaury Dubois, comme une invitation.